Mais priez mes enfants, ……………………., Mon Fils se laisse toucher

Marie apparaît à Pontmain le 17 janvier 1871

        La France fête ce jour l’anniversaire de l’apparition de Notre Dame à Pontmain. ‘’ Mais priez mes enfants, Dieu vous exaucera en peu de temps, Mon Fils se laisse toucher »   Pontmain est sous la neige et la Vierge apparaît revêtue de la robe que portaient les avocats du temps de saint Yves. Pour avoir le récit de cette apparition, suivre les liens (http://www.sanctuaire-pontmain.com/L-histoire-de-l-Apparition.html ) et ( https://www.youtube.com/watch?v=0QbkCpvi7jo  durée 6 minutes environ )

            Comme à l’Ile Bouchard en 1947, les enfants sont le levier que Notre Dame va utiliser pour toucher son divin Fils. L’apparition sera silencieuse, le curé du village, l’abbé Guérin, sera la cheville ouvrière de ces prières et Notre Dame lui rendra une sorte d’hommage, en allumant les bobèches qui entouraient son image, dans le même ordre qu’il le faisait lorsqu’il allumait les bougies autour de l’autel de la sainte Vierge dans son église. 

       Remarquons que Notre Dame écrira:  » Mais priez mes enfants ». A l’Île Bouchard, elle confirmera cette maternité particulière en répondant à la petite Jeannette ‘’ Oui je suis votre maman du Ciel  ».

           L’abbé Guérin était un grand dévot de Notre Dame. Depuis son arrivée dans la paroisse le 24 novembre 1836, dans chaque famille, on priait le chapelet tous les jours, comme le demandera plus tard Notre Dame à Fatima. Revenons en arrière, d’abord sous forme historique, puis dans le cadre de cette apparition.

            Le cardinal Pie, évêque d’Orléans et grand défenseur de la Royauté Sociale du Christ (Pie XI la concrétisera par son encyclique ‘’Quas primas » le lendemain de l’apparition de Pontevedra), avait rencontré Napoléon III le 15 mars 1856 et lui avait dit : ‘’ «Sire, quand de grands politiques comme votre Majesté m’objectent que le moment n’est pas venu, je n’ai qu’à m’incliner parce que je ne suis pas un grand politique. Mais je suis évêque, et comme évêque je leur réponds : «Le moment n’est pas venu pour Jésus-Christ de régner, eh bien ! Alors le moment n’est pas venu pour les gouvernements de durer

            Notre Dame à La Salette le 19 septembre 1846 avait confié à Mélanie un long et très important secret qui concernait, en autres éléments, un passage pour le pape Pie IX ou il était question du futur  Napoléon III : – ‘‘Que le Vicaire de mon Fils, le Souverain Pontife Pie IX, ne sorte plus de Rome après l’année 1859 ; mais qu’il soit ferme et généreux, qu’il combatte avec les armes de la foi et de l’amour ; je serai avec lui. Qu’il se méfie de Napoléon, son cœur est double, et quand il voudra être à la fois pape et empereur, bientôt Dieu se retirera de lui ; il est cet aigle qui, voulant toujours s’élever, tombera sur l’épée dont il voulait se servir pour obliger les peuples à se faire élever.’

            L’empereur ne pensait probablement pas à l’entretien qu’il eut avec Mgr Pie lorsqu’il fut fait prisonnier à Sedan le 2 septembre 1870. Peu après Paris était occupé et la résistance s’organisait autour de la Loire. La bataille du 2 décembre 1870 à Loigny, vit ceux qui avaient déjà combattu pour défendre le pape Pie IX, résister à l’armée prussienne sous la bannière du Sacré-Cœur, avec à leur tête un très grand catholique, le général Gaston de Sonis. (Lien pour l’histoire de la bataille de Loigny :  http://www.la-banquise-de-mortimer.com/article-la-bataille-de-loigny-91894439.html   et lien pour l’histoire de la bannière  de cette bataille : https://www.nd-chretiente.com/dossiers/pdf/articles/1989_le%20sacre%20coeur%20de%20jesus%20dans%20la%20bataille_general%20de%20sonis.pdf  )

            Les armées Françaises reculent peu à peu vers l’ouest et le 16 janvier 1971 une de ces armées est à Laval, et les prussiens arrivent aux abords de la ville. En complément des nombreuses prières et neuvaines s’élevant de toute la France depuis plusieurs semaines, à St Brieux, ce 17 janvier, de 17 à 21 heures, au sanctuaire de Notre Dame de l’Espérance, une foule nombreuse prie pour demander la protection de la ville et l’arrêt de la guerre. Comme en réponse à cette demande, Notre Dame se montrera en silence à Pontmain. Elle manifestera une joie évidente au chant composé un peu plus de 20 ans auparavant par le recteur de ce sanctuaire, l’abbé Prud’homme. Voici l’histoire de ce sanctuaire.

            Au milieu du XIV siècle, dans la ville de St Brieux, une petite chapelle fut construite et dédiée à St Pierre. Rebâtie au début du XVIII siècle, confiée à une congrégation de marchands et artisans, elle fut bénie sous le triple vocable de l’Immaculée Conception et des apôtres St Pierre et St Paul.

            Cette chapelle fut abandonnée, puis rendue au culte en 1838. En 1847, l’abbé Prud’homme obtint de remplacer cette chapelle par une église et il eut l’inspiration de la placer sous le vocable de Notre Dame de l’Espérance.Il venait d’obtenir la guérison d’une enfant de 7 ans par la prière à la très Sainte Vierge Marie sous ce vocable particulier.

          Un an plus tard, en 1848, la France est secouée de troubles révolutionnaires qui attaquent non seulement le pouvoir civil, mais aussi l’Eglise. L’abbé Prud’homme va alors établir dans sa chapelle, la confrérie de Notre Dame de l’Espérance, et composera le 25 février 1848, le cantique devenu célèbre : » Mère de l’Espérance’‘. Cette confrérie d’abord reconnue par l’évêque de St Brieux, puis par Rome elle-même, va connaître un essor merveilleux, et l’Eglise va devenir un lieu de pèlerinage. En peu de temps, la confrérie compte 2 000 membres. Cinq mois après sa fondation, ce sont 100 000 membres que l’on décompte et la plupart des évêques de France y sont affiliés.

            Les causes de cet engouement : D’une part les buts de cette confrérie et bien sûr les bienfaits obtenus par l’intercession de Notre Dame de l’Espérance. Les buts : au nombre de 4 obtenus par l’intercession de Marie : Le salut de la France, la conversion des pécheurs, la persévérance des justes, la grâce de la Bonne Mort pour les membres de la confrérie.   On retrouve 2 des thèmes mis en valeur par Notre Dame à Fatima.

            Au cours de l’apparition, l’attitude de Notre Dame variera avec les cantiques ou les prières, souriante avec le cantique ‘’Mère de l’Espérance ‘’ (Pour les paroles de l’époque et celles composées juste après, lien https://gloria.tv/text/EJC9WNwLvYh114w2nDBt33ktS ) ou d’une grande tristesse avec les paroles du cantique ‘’ Parce Domine ‘’ (Pardonnez Seigneur, pardonnez à votre peuple, ne soyez pas toujours irrité contre nous   ( https://www.youtube.com/watch?v=jSB8D-M0mVI  durée 1′ 43)  Peu avant la fin de l’apparition, Notre Dame montrera un crucifix rouge avec l’inscription ‘’ Jésus Christ ». Comme à l’Île Bouchard, ou Elle fit embrasser la croix de son chapelet aux enfants, Notre Dame lie sa présence au sacrifice rédempteur de la croix de son Fils. Une nouvelle fois, Elle parle implicitement du saint sacrifice de la messe. N’oublions pas que lors de son apparition le 19 septembre 1846 à la Salette, Elle portait également, bien en évidence, un crucifix, avec un marteau du coté G et des tenailles coté D. Elle a disparu aux yeux des enfants en regardant du coté de Rome, après avoir précisé à Mélanie que l’Eglise serait éclipsée, mais avait rassuré, quelques années plus tard, les enfants de Fatima en leur disant que dans leur patrie, le Portugal, se conserverait le dogme de la Foi, et qu’à la fin son Cœur Immaculé triompherait.

            L’apparition a eu lieu le mardi 17, et 11 jours plus tard, le samedi 28 Janvier l’armistice était signé. L’apparition de Pontmain sera reconnue par l’évêque de Laval, Mgr Wicart, le 2 février 1872. Pour Lourdes, 4 ans seront nécessaire, 5 ans pour La Salette, 13 ans pour Fatima, 54 ans pour l’Île Bouchard.

        L’évêque de Laval, Mgr Paul Marie Richaud dira en janvier 1940 : ‘’Si toutes les Madones ont leur spécialité, Notre-Dame de Pontmain, c’est la Madone de la France en péril. » (Lorsque notre France sera en danger, n’oublions pas le couplet 7 ‘’ En ces jours de souffrance, sauvez nous du danger, épargnez à la France le joug de l’étranger »), surtout si ce joug est d’ordre politico-spirituel. Pour écouter la mélodie de ce cantique, nous avons le lien (https://www.youtube.com/watch?v=cMEpqZE1G-w), (Mais ce ne sont plus les paroles qui ont tant fait sourire Notre Dame)

         Ce jour, dans certains diocèses, on célèbre la messe avec un ‘’propre » spécial qui met en honneur l’espérance placée en Notre Dame. Citons par exemple dans la prière dite ‘’collecte » du rite célébré à l’époque :‘’ Dieu qui par la merveilleuse protection de la bienheureuse Vierge Marie avez daigné d’une manière extraordinaire affermir notre espérance, accordez-nous dans votre bonté, la persévérance dans la prière selon ses exhortations, pour que soit exaucées nos suppliques ferventes. » Ou encore dans la dernière prière du ‘’propre » appelée ‘’Postcommunion » : ‘’Que le gage du salut éternel que nous venons de recevoir, Seigneur, nous donne, dans notre joie d’être protégé par la Mère de votre Fils, la grâce de croître de jour en jour dans l’espérance et la fidélité ‘’

Dernier lien avec Fatima : En 1946, à Pontmain, les cérémonies du 75ème anniversaire de l’apparition seront présidées par le nonce apostolique Mgr Roncali, futur pape Jean XXIII, le premier pape à découvrir la troisième partie du secret de Fatima.

‘’Mais priez mes enfants, Dieu vous exaucera en peu de temps, Mon Fils se laisse toucher »

Lorsque nous récitons notre chapelet quotidien, si nous le pouvons, faisons-le, en tout ou en partie, en famille, avec nos enfants, petits ou grands. 

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

Source: https://hozana.org/publication/70831-mais-priez-mes-enfants-mon-fils-se-laisse-toucher?utm_source=user&utm_medium=email_Hozana&utm_campaign=nouvelle_CP_6530

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